A DICTATURE WILL NEVER SHARE POWER. TO BELIEVE THAT IT WOULD IS TO BE NAIVE. UNE DICTATURE NE PARTAGERA JAMAIS LE POUVOIR. LE CROIRE C’EST ÊTRE NAÏF







English version

Mr Moukagni-Iwangou has just spelled out a protocol to end the crisis, consisting of a third summit that would put around the table: the regime in power, the opposition and the civil society. The result of this assumption would be a hypothetical transition which should restore power to the opposition under the aegis of the United Nations. In our opinion, the idea of Moukagni-Iwangou would only work if Ali Bongo cooperates; which is impossible because he will never voluntarily give up power.

A political scientist has postulated that "one can persuade a dictatorship to share some positions but never to share power". This is significant and we forget it at our own expense, because when we look at Mr. Moukagni-Iwangou's proposal on the basis of what is essential and with deep reflection, we realize that a regime that cultivates the absence of transparency and alternation in power, will never agree to create the conditions leading to its dismissal.

To Mr. Moukagni-Iwangou, we come modestly to suggest that the Gabonese opposition should realize that 2016 marked a decisive turning point in the expectations of the Gabonese people. The cycle of passivity and the acceptance of compromises is now coming to an end. A new historical cycle is presented to us. The opposition should redefine itself quickly and merge its objectives with those of the people, faced with an authoritarian and repressive power whose nature has not changed for 50 years.

The opposition in Gabon is itself particularly atypical, in that many of its leaders come from the regime in power; which means that they took part in the management of the Bongo regime. Unfortunately, for some, their position in the opposition is not always the result of a deep conviction, as can be seen for someone strong like Luc Bengone-Nsi, but caused by arguments during the exercise of power that make them susceptible to compromise; and this is what we observe with people like Ndemezo'Obiang who in the morning tell you that Ali Bongo has to leave and on the afternoon that the best thing for the country is that Ali Bongo remains president. These people find nothing abnormal in dealing with the regime in power since they have been part of it in the past. It is on this last point that the people must maintain the pressure because we must impose a certain discipline on the opposition if we do not want to lose the compass.

This blog thinks that the dialogues and other arrangements with the Bongo regime have for a long time clearly demonstrated their limits in their ability to answer the demands for transformation of Gabonese politics and their ability to bring to this people who can no longer take it, the change they have been hoping for. Another summit, or dialogue, conference or any other arrangement with the regime, would plunge us like the previous ones, in a danger of slippage towards a sharing of positions and not a transfer of power.

Dear readers, we must thwart the planned maneuver of shifting toward a sharing of government positions to legitimize Ali Bongo, which seems to be required by the conjunction of several factors and the combined wills of several forces and political and financial circles, both national and international. We must prevent that.

We cannot negotiate anything with Ali Bongo, except his departure from office, because he has shown so much lack of good faith; and also because in such negotiations, the outcome of political change is often quickly relegated to the background, in favor of the sharing of positions and benefits.

We must not give up!




Version française

Monsieur Moukagni-Iwangou vient d’énoncer un protocole de sortie de crise consistant en une troisième assise qui mettrait autour de la table le pouvoir, l’opposition et la société civile. La résultante de cette assise serait une hypothétique transition qui devrait remettre le pouvoir à l’opposition sous l’égide des Nations Unis. A notre avis, l’idée de Moukagni-Iwangou ne fonctionnerait que si Ali Bongo coopérait ; ce qui est impossible car il n’abandonnera jamais volontairement le pouvoir.

Un politologue a postulé ceci: «on peut persuader la dictature à partager des postes mais jamais à partager le pouvoir ». Cela est significatif et nous l’oublions à nos dépends, car quand on examine la proposition de Monsieur Moukagni-Iwangou en nous basant sur ce qui est essentiel et en approfondissant la réflexion, nous nous apercevons qu’un régime qui cultive l’absence de transparence et d’alternance, n’acceptera jamais de créer les conditions devant mener à sa destitution.

A Monsieur Moukagni-Iwangou, nous venons modestement suggérer que l’opposition gabonaise devrait réaliser que 2016 a marqué un tournant décisif dans les attentes des Gabonais. Le cycle de la passivité et de l’acceptation des compromissions est en train de prendre fin. Un nouveau cycle historique se présente à nous. L’opposition devrait se redéfinir rapidement et fusionner ses objectifs avec ceux du peuple, face à un pouvoir autoritaire et répressif, dont la nature n’a pas changé depuis 50 ans.

L’opposition au Gabon est elle-même particulièrement atypique, en ce que nombreux de ses leaders proviennent du pouvoir ; ce qui veut dire qu’ils ont participé eux-mêmes à la gestion du régime Bongo. Malheureusement, pour certains, leur positionnement dans l’opposition n’est pas toujours la conséquence d’une conviction profonde comme on peut le constater pour quelqu’un de solide comme Luc Bengone-Nsi, mais de disputes dans l’exercice du pouvoir qui les rendent susceptibles à des compromissions ; et c’est ce qu’on observe avec des gens comme Ndemezo’Obiang qui le matin vous disent qu’Ali Bongo doit partir et l’après-midi que la chose la meilleure pour le pays est qu’Ali Bongo reste président. Ces gens ne trouvent rien d’anormal à composer avec le pouvoir puisqu’ils en ont fait partie dans le passé. C’est sur ce dernier point que le peuple doit maintenir la pression car nous devons imposer une certaine discipline à l’opposition si nous ne voulons pas perdre la boussole.

Ce blog pense que les dialogues et autres arrangements avec le régime Bongo ont depuis longtemps, clairement démontré leurs limites dans l’exigence de transformation de la politique gabonaise et d’apporter à ce peuple qui n’en peut plus, le changement qu’il espère. Un autre sommet, ou dialogue, ou conférence ou autre arrangement avec le régime, nous plongerait comme les précédents, dans un danger de glissement vers un partage de postes et non vers un transfert de pouvoir.

Chers lecteurs, nous devons déjouer la manœuvre planifiée du glissement vers un partage de postes pour légitimer Ali Bongo, que semble requérir la conjonction de plusieurs facteurs et de volontés conjugués de plusieurs forces et milieux politiques et financiers tant nationaux qu’internationaux. Nous devons empêcher cela.

Nous ne pouvons négocier quoi que ce soit avec Ali Bongo, sauf son départ du pouvoir, car il a tant fait preuve d’absence de bonne foi ; et aussi parce que lors de telles négociations, l’aboutissement à l’alternance politique est souvent rapidement relégué au second plan, au profit du partage des postes et des prébendes.

Nous ne devons rien lâcher !

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