THE DUTY TO MEMORY IS NEEDED: WHY HAVE THEY KILLED BRUNO MBOULOU BEKA AND THE OTHERS? LE DEVOIR DE MEMOIRE S’IMPOSE: POURQUOI ONT-ILS TUÉ BRUNO MBOULOU BEKA ET LES AUTRES ?

Memorial image by Jean Aimé Moukétou, a Gabonese revolted by this regime

Image mémorielle réalisée par Jean Aimé Moukétou, un gabonais révolté par ce régime





English version

We now have formal confirmation that unfortunately our late compatriot Bruno Mboulou Beka, was not the sole loss of human life recorded on 20 December. Ali Bongo’s forces shot dead in front of witnesses, five (5) other compatriots; they picked up the bodies which would certainly end in a mass grave, or be dropped off by helicopter in the Atlantic, as was the case for most deaths in Port-Gentil in 2009 which bodies were never identified but are still missing.

For the duty of remembrance, for the preservation of human and Gabonese decency, this blog would like to express its indignation at this mass murder by addressing this post to relatives of the victims and to their memory; trying with our modest understanding to find an answer to the question that all Gabonese are asking: why did they killed you? Why do they hate you at the point of slaughtering you rather than see you free?


Why are free, patriotic and proud Gabonese, hated with such fury by Ali Bongo, his family, his regime, his clan and hangers on that revolve around them?

They hate you, dear free Gabonese citizens, because you are alive and sparkling; because after all, you're standing, walking and going forward, sometimes stumbling, sometimes shaky, but you press forward towards freedom. They kill you because they will seek outside Gabon, another humanity, less problematic and more exploitable, to replace you.

They kill you because they hate you as you insist on doing things your way, and because you put your people as first priority, sometimes even speaking of national preference; economic, social and political patriotism. They cannot stand it because it is their immediate financial interests they see first, and in doing so, they torture, destroy, humiliate and kill those who refuse to give in, to kneel and lick their boots; if not to down the pants and self-apply vaseline; you must die!

They are trying to destroy you by various means, but you have the temerity to stand firm and to defend yourself, proudly, modestly, soberly. Stateless, they do not understand your attachment to the land, your land. This irritates them. They hate you because you have an history, ancestors you worship and the dead you've cried over who inspire you to never give up the fight.

They only recognize and coax only those who accept their regime, those who have decided to collaborate and serve as shields to usurpers and exploiters with no fixed nationality, who sit with them at this heinous banquet where they are nourished with the vital force of Gabonese martyrs.

They hate you because of your dreams and your ambitions, because of your confidence and your determination. You are hated by all those who benefit from the current state of Gabon. They want you dead!

They hate you through their media they use to smear you and spread the poison of their lies that must infect the masses. But you're not like them. You refuse to lower yourself to their level and to conduct propaganda and shameless puppetry. You are engaged in a path of truth and fairness and honesty. Their hands and mouths smeared with blood cannot stand it; you must die.

They hate you because you are sincere, while they must slander; you are peaceful while they must assault; your goals are pure while they bathe in dirt and moral pestilence.

Those who collaborate with them hate you for not having sold out; because the collaborators always loathe those who are free, proud and determined. Servants and slaves are often much more vicious than their masters, toward those who have chosen freedom.

The more they kill you, the more they hate you because you refuse to kneel and beg them to stop killing you. You continue to move forward. The more you are united, the more they hate you; as they prefer you scratch you from the map; to blow you to smithereens, rather than accept an egalitarian Gabonese society based on principles of social justice, of true equality, of democracy and a better distribution of the country's resources. Here's why they kill you!




Version française

Nous avons désormais la confirmation formelle que malheureusement, notre regretté compatriote Bruno Mboulou Beka, n’ait pas été l’unique perte humaine enregistrée le 20 Décembre écoulé. Les forces d’Ali Bongo ont abattu, devant témoins, cinq (5) autres compatriotes dont elles ont ramassé les corps, qui finiront certainement dans une fosse commune, ou seront largués au large de l’Atlantic par hélicoptère, comme ce fut le cas de la plupart des morts de Port-Gentil en 2009 qui ne furent jamais identifiés mais sont toujours portés disparus.

Pour le devoir de mémoire, pour la préservation de la décence humaine et gabonaise, ce blog voudrait exprimer son indignation devant ce crime de masse, en adressant ce billet aux parents des victimes et à leur mémoire; en essayant avec notre modeste entendement de trouver une réponse à la question que tous les gabonais se posent: pourquoi vous ont-ils tués? Pourquoi vous haïssent-ils au point de vous massacrer plutôt que de vous voir libres?



Pourquoi les Gabonais libres, patriotes et fiers, sont-ils détestés avec une telle fureur par Ali Bongo, sa famille, son régime, son clan et les piques assiettes qui leur tournent autour ?

Ils vous détestent, chers citoyens Gabonais libres, parce que vous êtes vivants et pétillants; parce que malgré tout, vous êtes debout, vous marchez et allez de l’avant, parfois en trébuchant, parfois chancelant, mais vous marchez résolument vers la liberté. Ils vous tuent parce qu’ils iront chercher hors du Gabon, une autre humanité, moins problématique et plus corvéable, pour vous remplacer.

Ils vous tuent car ils vous haïssent, parce que vous insistez sur le fait de faire les choses à votre façon, et parce que vous mettez votre peuple au premier rang des priorités, allant même parfois jusqu’à parler de préférence nationale ; de patriotisme économique, social et politique. Ils ne peuvent supporter cela car ce sont leurs intérêts financiers immédiats qu’ils considèrent en premier, et, ce faisant, ils torturent, détruisent, humilient et tuent ceux qui refusent de céder, de se mettre à genoux et de leur lécher les bottes ; si ce n’est de baisser le caleçon et de vaseliner ; vous devez mourir !

Ils tentent de vous détruire par divers moyens, mais vous avez la témérité de tenir ferme et de vous défendre, fièrement, modestement, sobrement. Apatrides, ils ne comprennent pas votre attachement à la terre, votre terre. Cela les énerve. Ils vous haïssent parce que vous avez une histoire, des ancêtres que vous vénérez et des morts que vous avez pleurés qui vous inspirent à ne jamais abandonner la lutte.

Ils ne reconnaissent et ne cajolent que ceux-là seuls qui acceptent leur régime, ceux qui ont décidé de collaborer et de servir de boucliers aux usurpateurs et exploiteurs sans nationalité fixe, et qui avec eux sont assis à cet odieux banquet où on s’alimente de la force vitale des martyrs gabonais.

Ils vous détestent à cause de vos rêves et de vos ambitions, à cause de votre confiance et de votre détermination. Vous êtes détestés de tous ceux qui bénéficient de la situation actuelle du Gabon. Ils vous veulent morts !

Ils vous haïssent par leur media dont ils se servent pour vous salir et répandre le poison de leurs mensonges qui doit infecter les masses. Mais vous n’êtes pas comme eux. Vous refusez de vous abaisser à leur niveau et de procéder à une propagande et marionnettisme éhontés. Vous vous engagez dans la vérité et procédez loyalement et honnêtement. Leurs mains et leurs bouches maculées de sang ne peuvent supporter cela ; vous devez mourir.

Ils vous détestent car vous êtes sincères, alors qu’eux doivent calomnier ; vous êtes pacifiques alors qu’eux doivent agresser ; vos objectifs sont purs alors qu’eux baignent dans la saleté et la pestilence morale.

Ceux qui collaborent avec eux, vous haïssent pour n’avoir pas cédé ; parce que les collaborateurs exècrent toujours ceux qui sont libres, fiers, et résolus. Les serviteurs et les esclaves sont souvent beaucoup plus vicieux que leurs maîtres, envers ceux qui ont choisi la liberté.

Plus ils vous tuent, plus ils vous haïssent, parce que vous refusez de vous agenouiller, et de les supplier de cesser de vous tuer. Vous continuez à avancer. Plus vous êtes unis, plus ils vous haïssent ; car ils préfèrent vous rayer de la carte ; vous atomiser, plutôt que d’accepter une société gabonaise égalitaire fondée sur des principes de justice sociale, sur une véritable égalité, sur la démocratie et une meilleure distribution des ressources du pays. Voici pourquoi ils vous tuent !

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