THE POPULATIONS OF LIBREVILLE HAVE NO RUNNING WATER. LES LIBREVILLOIS SONT PRIVÉS D'EAU COURANTE






English version


The population of Libreville is currently dealing with a cruel paradox: while it is abundantly raining, it is almost impossible to find clean running water. The reason, according to the sole supplier of running water, SEEG, is that due to recent heavy rain, a pipe bringing water from the outskirt of town into Libreville was detached and that company is working to repair the damage. In the meantime, as you can see on the pictures above, the population of Libreville is going around desperately seeking clean water.

This is particularly sad and tragic since everybody who can do a little research, knows that in the 1960s and 70s, almost every road crossing of major neighborhoods of Libreville had an efficient public fountain where families could come get fresh running water to cook, wash, drink etc.; all year long, for free. This service was offered by the government and in those days, it was very rare to experience such interruption of running water as the one being observed at the moment. It would be accurate to say that in those days, SEEG which was then a state owned company, had installed an efficient water system around Libreville, with pipes laid around the city for individuals to easily connect to their houses.

But beginning in the mid 1980s, the Gabonese people started to notice that the situation in the water and electricity sector started changing for the worst. Previous to that time, it was common to see water technicians who rode in SEEG blue painted cars, go around town to fix broken down pipe in the streets. Slowly but surely, things were changing. All of the sudden the SEEG was no longer ensuring regular maintenance in neighborhoods and people took matters in their own hands and starting to connect to the electrical and water systems in an anarchical fashion.

Today, as we see with the dislocation of the pipe that is causing Libreville to not have running water, the country electrical and water systems are in dire need of rehabilitation. It is indeed inadmissible that in the capital city of the country that ranks at the fifth place of country receiving the most rain in the world, people have to struggle and sometimes trek for several kilometers daily to fetch water from streams or stagnant ponds for their household usage. The residents of Libreville have to depend on water vendors for their daily water need and the water being sold by these people is not always guaranteed to be safe. Given the situation today, this blog can safely say that in Gabon in 2012, the percentage of people having daily access to safe and clean drinking water is lower than it was in 1980. For one the most important African oil producing country of the past 50 years, this situation is unacceptable and must be improved.

But is the Ali Bongo's regime committed to rectify this situation? Is there a road map for the water sector in Gabon, with measurable targets of achieving the highest possible percentage of access to potable water for all Gabonese? The paradox of course, as we have said before, is that Gabon water sector is richly endowed with huge water resources potentials. According to AQUASTAT, Gabon produces annually 2 cubic km of groundwater; this is equivalent to 1440 cubic meter per capita. Dear readers, let us do a simple calculation so everybody understands clearly what is going on in Gabon:

1 cubic meter of water is equal to 1000 liters
Per year and per person, Gabon receives: 1440 X 1000= 1440000 liters of water. If we divide this by the number of days in a year, we could say that every Gabonese person should receive 3945 liters of water per day.

Given these calculations, dear readers, why is the government incapable of meeting the water needs of the people? How long would the regime continue to pay lip service to crisis in the water sector as it has failed to show real commitment to improving access to safe and clean water for majority of Gabonese people?


So goes Gabon






Version française


La population de Libreville est actuellement aux prises avec un paradoxe cruel: s'il pleut toujours abondamment, il est néanmoins presqu'impossible d'y trouver de l'eau courante potable. La raison, selon le seul fournisseur d'eau courante, la SEEG, est qu'en raison des fortes pluies récentes, un tuyau amenant l'eau de la périphérie vers Libreville s'est détaché et que cette société s'employait à réparer les dégâts. En attendant, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessus, la population de Libreville arpente les rues cherchant désespérément de l'eau potable.

Cette situation est particulièrement triste et tragique puisque tout le monde peut regarder dans le rétroviseur et s'apercevoir que dans les années 1960 et 70, presque tous les carrefours des quartiers majeurs de Libreville disposaient d'une fontaine publique efficace où les familles pouvaient venir chercher l'eau courante potable pour soit cuisiner, soit se laver, boire etc., toute l'année, et gratuitement. Ce service était offert par le gouvernement et à cette époque il était très rare qu'il y ait des coupures d'eau semblables à celles observées aujourd'hui. Il serait juste de dire qu'en ce temps-là, la SEEG qui était alors une société d'État, avait installée un bon système de distribution d'eau dans Libreville, avec des tuyaux disposés autour de la ville, a partir desquels les maisons particulières pouvaient facilement se connecter.

Mais au début des années 1980, le peuple gabonais a commencé à remarquer que la situation dans le secteur de l'eau et de l'électricité changeait pour le pire. Avant cette époque, il était courant de voir des techniciens de la SEEG dans leurs voitures peintes de bleu, faire le tour de la ville pour réparer les tuyaux dans les rues. Lentement mais sûrement, les choses se dégradèrent. Tout à coup, la SEEG n'assurait plus l'entretien régulier dans les quartiers et les gens ont pris les choses en main et commencer à se connecter eux-mêmes aux systèmes électriques et d'adduction d'eau de manière anarchique.

Aujourd'hui, comme nous le voyons avec la dislocation de la conduite qui est à l'origine de l'interruption de l'approvisionnement en eau courante de Libreville, les systèmes d'électricité et d'eau du pays ont un besoin urgent de réhabilitation. Il est en effet inadmissible que dans la capitale du pays qui se classe au cinquième rang des pays recevant le plus de pluviométrie dans le monde, les gens doivent se battre et parfois marcher sur plusieurs kilomètres par jour pour aller chercher de l'eau dans des ruisseaux ou des étangs stagnants, pour leurs utilisations ménagères. Les habitants de Libreville dépendent désormais des vendeurs ambulants d'eau pour leurs besoins quotidiens et la qualité de cette eau vendue par ces personnes n'est pas toujours garantie. Compte tenu de la situation actuelle, ce blog peut affirmer avec certitude qu'au Gabon, en 2012, le pourcentage de personnes ayant un accès quotidien à l'eau potable est inférieur à ce qu'il était en 1980. Pour l'un des plus importants producteurs africains de pétrole sur les 50 dernières années, cette situation est inacceptable et doit être améliorée.

Mais, est-ce que le régime Ali Bongo s'est engagé à remédier à cette situation? Y a t-il une feuille de route pour le secteur de l'eau au Gabon, avec des objectifs mesurables pour atteindre le pourcentage le plus élevé possible de gabonais ayant accès à l'eau potable? Le paradoxe, bien sûr, comme nous l'avons déjà dit, est que le secteur de l'eau au Gabon est richement doté en ressources potentielles. Selon AQUASTAT, le Gabon produit annuellement 2 kilomètres cubes d'eau souterraine (nappe phréatique qui est une eau potable); ce qui équivaut à 1440 mètres cubes par habitant. Chers lecteurs, laissez-nous faire un calcul simple pour que tout le monde comprenne bien ce qui se passe au Gabon:

1 mètre cube d'eau est égal à 1000 litres
Par an et par personne, le Gabon reçoit: 1440 X 1000 = 1440000 litres d'eau. Si l'on divise par le nombre de jours dans une année, on peut dire que chaque gabonais devrait recevoir 3945 litres d'eau par jour.

Compte tenu de ces calculs, chers lecteurs, pourquoi le gouvernement est-il incapable de satisfaire les besoins en eau de la population? Pendant combien de temps le régime va-t-il continuer à trainer les pas face à la crise dans le secteur de l'eau car n'ayant toujours pas réussi à démontrer un réel engagement à l'amélioration de l'accès à l'eau potable pour la majorité des Gabonais?

Ainsi va le Gabon

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